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Quand un commercial part avec ses clients sur Excel, que perd-on ?

Un commercial démissionne. En partant, il dit : « on m'a donné des listes de clients sur Excel, on n'a pas de CRM ». Son dirigeant, lui, n'est « pas bien sûr qu'il y ait une trace, où que ce soit dans la société » de la proposition envoyée en janvier. En bref : le fichier reste, l'historique part. Les noms des clients sont dans l'Excel ; ce qui a été dit, promis et envoyé est dans la tête et la boîte mail du commercial. Un CRM (l'outil de suivi des clients) garde cette trace si elle y entre au fil de l'eau.

ordinateur avec feuille excel

Un commercial démissionne. En partant, il dit : « on m'a donné des listes de clients sur Excel, on n'a pas de CRM ». Son dirigeant, lui, n'est « pas bien sûr qu'il y ait une trace, où que ce soit dans la société » de la proposition envoyée en janvier.

En bref : le fichier reste, l'historique part. Les noms des clients sont dans l'Excel ; ce qui a été dit, promis et envoyé est dans la tête et la boîte mail du commercial. Un CRM (l'outil de suivi des clients) garde cette trace si elle y entre au fil de l'eau.

Sommaire

Qu'est-ce qui part vraiment avec le commercial ?

Le fichier Excel reste sur le serveur commun. Il ne dit pas où en est chaque affaire, qui décide chez le client, ce qui a été promis au dernier appel, ni quand rappeler.

Ce qui part : les propositions envoyées depuis sa boîte mail, les relances qu'il gardait en tête, ce que le client lui a dit au salon ou au téléphone. C'est « dans la tête de » quelqu'un, et quand il s'en va, « il n'y a plus rien ».

Un remplaçant se recrute ; un historique perdu ne se reconstitue pas.

Comment ce qui se dit hors de l'outil peut-il y entrer ?

Pas question de tout ressaisir le soir. Il s'agit de faire entrer l'information par le chemin qu'elle prend déjà.

  • La boîte mail du commercial reliée au CRM : les mails se rangent dans la fiche du client, propositions comprises.
  • L'appel passé depuis l'outil, avec une note de deux lignes en raccrochant.
  • Le compte rendu de rendez-vous dicté sur le téléphone en sortant de chez le client.
  • La fiche créée depuis la carte de visite prise au salon.

Le jour du départ, le portefeuille se réattribue avec son historique.

L'IA vient ensuite. Sur une fiche où mails et notes sont rangés, elle résume l'historique d'un client pour le remplaçant avant son premier appel. Sur une fiche vide, elle ne devine rien.

Que retrouve le remplaçant le premier jour ?

Ce qu'il chercheAvec le fichier ExcelAvec un CRM rempli au fil de l'eau
Les clients et leurs coordonnéesOui, si le fichier est à jourOui
La proposition envoyée en janvierDans la boîte mail de l'ancien commercialDans la fiche du client, datée
Ce que le client a dit au dernier appelNulle partDans la note d'appel, si elle a été écrite
La prochaine relanceDans la tête du commercialUne tâche datée, réattribuée
Qui décide chez le clientParfois dans une colonneLes contacts de l'entreprise, avec leur rôle

L'Excel suffit pour la première ligne, pas pour les quatre autres. Même logique au codir : un prévisionnel tient quand les étapes décrivent ce que le client a fait.

Ce que ça ne fera pas

Le CRM garde la trace, il ne remplace pas la relation. Un client attaché à son commercial peut quand même le suivre. Ce que l'outil change : vous savez ce qui était en cours, et qui rappeler en premier.

Il ne remplit pas non plus les fiches à la place des commerciaux : si la boîte mail n'est pas reliée et que personne ne note rien, le CRM sera une coquille vide le jour du départ, comme l'Excel. Et ce qu'un commercial a le droit de faire après son départ relève du droit du travail et de son contrat, pas de l'outil.

Comment on le fait

On commence par une question : si votre commercial le plus ancien partait vendredi, que retrouveriez-vous lundi ? On le vérifie avec lui, sur trois ou quatre clients réels.

On relie ensuite ce qui ne demande aucun effort : les boîtes mail et les agendas des commerciaux, puis les clients, contacts et factures déjà présents dans l'ERP, le logiciel de gestion (SAP, Sage, EBP, Business Central) : le commercial ne ressaisit pas ce que la comptabilité connaît. L'ERP reste maître du code client et des factures ; le CRM les lit.

Puis on choisit avec la direction commerciale ce qui s'écrit à la main, et seulement ça : l'étape de l'affaire, la date de relance, une note après un rendez-vous important. Trois informations, pas trente champs. Les relances, elles, peuvent partir seules : voir à quoi sert l'automatisation.

L'arbitrage à trancher : la direction veut tout voir, les commerciaux craignent d'être surveillés. On tranche en montrant à chacun ce que l'outil lui rend : ses relances du lundi prêtes, ses mails rangés, le portefeuille d'un collègue repris avec son historique.

L'écueil : attendre le départ annoncé pour demander de « tout mettre dans le CRM ». Pendant le préavis, on obtient une liste, pas un historique.

Questions fréquentes

Que faut-il récupérer avant le départ d'un commercial ?

D'abord les affaires en cours : ce qui a été proposé, à qui, à quel prix, et quand rappeler. Ensuite, qui décide chez chaque client et ce qui a été promis au dernier échange. Si rien n'était écrit avant l'annonce du départ, une passation par client important vaut mieux qu'un fichier rempli en urgence.

Un CRM installé après le départ peut-il encore servir ?

Oui, pour le remplaçant et pour les départs suivants, pas pour l'historique déjà perdu. Relié aux boîtes mail, il range les échanges dès le premier jour ; les notes et les relances datées dépendent de l'habitude des commerciaux. Installé la semaine du départ, il ne contient qu'une liste. Mieux vaut le mettre en place quand personne ne s'en va.

Faut-il enregistrer les appels des commerciaux ?

Pas pour garder l'historique des clients : une note de deux lignes après l'appel suffit. La CNIL n'admet qu'un enregistrement ponctuel, pour former, évaluer ou améliorer la qualité du service, jamais permanent ou systématique. Il faut informer avant les salariés et leurs interlocuteurs, consulter les représentants du personnel, et ne rien conserver plus de six mois. Cette page de la CNIL, datée de 2009, est en cours de mise à jour.

Le module CRM de mon ERP suffit-il pour garder l'historique des clients ?

Parfois oui. Si vos commerciaux s'en servent déjà et que les mails y sont rangés, inutile d'ajouter un outil de plus. L'inverse existe aussi : le module est là, mais l'historique reste dans les boîtes mail. La question n'est pas l'outil, c'est l'usage : le module sert-il au quotidien, pour les relances et les propositions ?

L'IA peut-elle reconstituer l'historique d'un commercial parti ?

Non, pas s'il n'a jamais été écrit. Une IA résume ce qui existe : les mails rangés dans la fiche, les notes d'appel, les comptes rendus de rendez-vous. Elle peut préparer le premier appel du remplaçant. Elle ne retrouve pas ce qui a été dit au téléphone et que personne n'a noté, et elle ne doit pas le deviner.

La petite étape suivante

Le premier pas n'est pas un projet : c'est un premier échange de 45 minutes sur vos données, pour regarder ce que vous retrouveriez si l'un de vos commerciaux partait vendredi, que vous ayez déjà un CRM ou seulement des fichiers Excel. S'il faut aller plus loin, le Diagnostic d'entrée (état des lieux des fichiers, de l'ERP et des habitudes, feuille de route chiffrée) coûte de 3 000 à 15 000 € HT selon le périmètre, avec ou sans l'ERP, en six semaines au plus, avant la mise en place et la formation au CRM.

Uptoo Digital, la branche CRM du Groupe Uptoo. Partenaire HubSpot Elite.